Interview d'un filleul
Youssef Chihaby
BTS ACtion Commerciale
Chargé de clientèle (VEOLIA)
En parrainage de novembre 2000 à mai 2001 avec Mr MOISDON.
Membre du Club d'Anciens Filleuls
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Youssef, quelles étaient vos difficultés lorsque vous êtes entré en parrainage ?
Mes difficultés étaient une baisse de ma motivation après de nombreuses recherches, entretiens, réponses négatives... un manque de méthode dans mon ciblage et mon organisation. Mais aussi tout simplement un manque de confiance en moi.
Comment s'est passé votre premier entretien ?
Mon premier entretien avec mon parrain s'est passé très simplement dans les locaux de la DRH du CIO. Nous nous sommes parlé d'homme à homme sans tenir compte de nos statuts respectifs, ce qui nous permis de mieux nous connaître en tant qu'individu. C'était un entretien très sympathique qui a permis de partir sur des bases saines et solides.
Qu'avez-vous travaillé ensemble tout au long de ce parrainage ?
D'abord les basiques, c'est à dire CV, lettre de motivation et surtout préparation à l'entretien d'embauche qui était ma principale difficulté. Car j'arrivais à obtenir beaucoup d'entretiens mais ne les menais pas avec succès à priori... Et j'ai surtout appris à me consitituer et entretenir un réseau.
Quelle était la fréquence de vos rencontres ?
Environ 1 à 2 fois par semaine, plus des entretiens téléphoniques.
Votre projet professionnel a t-il évolué au fur et à mesure du parrainage ?
En réalité, les conseils dont j'ai bénéficié m'ont permis très rapidement de saisir une opportunité, grâce au fameux réseau ! Donc mon projet n'a pas vraiment eu le temps d'évoluer.
Que vous a apporté ce parrainage ?
De l'organisation et de la motivation. Mais cela m'aussi permis, par l'intermediaire du réseau, de confronter mes idéees, d'échanger avec des personnes auxquelles je n'avais jamais eu accès, des DRH, chefs d'entreprises...
Quelle était votre représentation du parrain avant d'entrer en parrainage ?
A vrai dire, je ne comprenais pas pourquoi une personne de son statut s'impliquait dans ce genre d'initiatives alors qu'il n'avait pas de "bénefice" à en tirer. Mais j'ai compris plus tard que ces échanges entre nous étaient aussi très intéressants pour mon parrain, car il avait ainsi l'opportunité de rencontrer d'autres personnes, d'autres cultures, horizons... de se familiariser avec les nouvelles méthodes de recherche d'emploi, comme par exemple internet à l'époque, ou les groupes de recherche d'emploi...
Cette représentation était-elle conforme à la réalité ?
Je m'attendais à quelqu'un de moins à l'écoute et peu disponible, et ça été exactement le contraire !
Si vous deviez qualifier en quelques mots le parrainage, que diriez-vous ?
Simple, efficace et très enrichissant.
Qu'est ce qui vous a motivé à devenir membre du club d'ancien(ne)s filleul(e)s ?
Je fonctionne beaucoup à l'instinct et aux relations humaines. Et le fait d'avoir rencontré et échangé avec Farid de l'association «Un Parrain, 1 Emploi » m'a donné envie de travailler avec lui. Car c'est une personne impliquée, qui est force de proposition et plutôt sympa. Ce capital relationnel qu'il a, me permet de m'investir en toute confiance dans cette structure.
De plus, il est aussi de mon devoir de rendre la pareille à cette association qui m'a permis de déboucher à mon emploi actuel. Je l'avais promis à l'époque à mon parrain, et une parole ça se respecte !
D'après vous Youssef, quelles ont été les principales contributions de ce club depuis sa création le 1er mars 2007 ?
Je pense que tout reste à faire, on en est qu'aux balbutiements d'une structure qui sera, j'en suis sûr, incontournable dans le domaine de l'emploi sur les quartiers populaires de Nantes.
Pour répondre directement à la question, depuis 3 mois la principale contribution du club à été de permettre des échanges plus qu'intéressants avec des professionnelles de secteurs différents, et de créer un climat propice à des échanges sans langue de bois